| Qu'est ce qu'un aliment d'allaitement ?
Un aliment d'allaitement est composé essentiellement de produits laitiers, de matières grasses, de minéraux, de vitamines et d’oligo-éléments, pour assurer pendant la période lactée, une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels et physiologiques spécifiques du jeune animal .
Pourquoi distribuer le colostrum ?
Pendant la gestation, les anticorps ne sont pas transmis de la vache au fœtus .Le milieu utérin étant stérile, le veau naît sans moyen de défense immunitaire.
Les anticorps ou immunoglobulines présents à un taux élevé dans le colostrum sont donc la première défense du nouveau-né contre les agents pathogènes : la consommation du colostrum offre une immunisation dite « passive » au nourrisson.
Quand et comment distribuer le colostrum ?
Les anticorps sont absorbés par l'intestin, mais l'efficacité d'absorption diminue très rapidement pour être réduite de moitié au bout de 12 heures et devenir négligeable au delà de 30 heures.
Le colostrum doit donc être distribué très rapidement : 2 litres à la naissance, puis 2 à 3 distributions espacées de 6 heures au cours de la première journée.
La distribution de colostrum doit être maintenue au moins pendant 3 jours.
Qu'est ce qu'un bon colostrum ?
Un bon colostrum doit contenir plus de 100 g/l d'immunoglobulines . Sa qualité est très variable d'un animal à un autre (femelle primipare, état de santé…) : elle est mesurée à l'aide d'un « pèse colostrum » .
Qu' est ce que le sevrage ?
Le sevrage est la période de transition entre l'alimentation lactée (aliment d'allaitement ou lait maternel) et l'alimentation de l'animal adulte, constituée de fourrages, de concentrés et d'eau.
Quand sevrer ?
Le sevrage intervient généralement quand le jeune animal consomme suffisamment de fourrages et de concentrés pour couvrir ses besoins nutritionnels journaliers et quand son poids vif est suffisant :
- génisse : consommation journalière de concentré = 2 kg
poids de naissance doublé
- agnelle : consommation journalière de concentré = 200 grammes
poids vif de 15 kg
- chevrette : consommation journalière de concentré = 70 grammes
poids vif de 12 kg
Quelles sont les qualités nutritionnelles de la viande de veau ?
La viande de veau est riche en protéines, qui représentent les 2/3 de la valeur énergétique de la viande (un aliment est considéré comme « riche en protéines » si au moins 20 % de sa valeur énergétique est fourni par les protéines).
Avec 3 à 5 % de lipides, la viande de veau est considérée comme maigre, avec une prépondérance d’acides gras insaturés.
Elle est une excellente source de Zinc, qui intervient dans de nombreuses réactions biologiques.
La viande de veau est source de vitamines du groupe B, particulièrement la vitamine B 12.
Comment apprécier la qualité de la viande de veau à l'achat ?
A l'achat, la viande de veau doit avoir un grain serré, être d'une belle coloration rose pâle avec une graisse ferme, d'un blanc nacré. Elle se conserve de deux à trois jours au réfrigérateur, dans son emballage d'origine.
Pour qu'elle soit bien tendre, il ne faut pas la cuire dès sa sortie du réfrigérateur, mais la laisser quelques minutes à température ambiante.
Comment cuire la viande de veau ?
Au gril, à la poêle, en sauteuse, à la cocotte ou au four, le veau se prête volontiers à toutes les préparations culinaires.
Sa cuisson doit être à l'image de sa viande: tout en finesse et en délicatesse. La viande de veau se déguste à point : ni saignante, ni rosée et encore moins trop cuite.
Pendant la cuisson et afin qu'elle ne perde pas son jus, la viande ne doit jamais être piquée avec une fourchette pour être retournée. Utilisez une spatule.
De même, ne salez qu'au moment de servir.
Bien être, traçabilité, hygiène, environnement – quelles garanties ?
L’alimentation des veaux, les soins à leur apporter, leur transport, sont autant d'actes quotidiens strictement réglementés sur la base de 3 préoccupations fondamentales :
1 - le bien être animal
2 - la sécurité alimentaire
3 - la protection de l’environnement
Des contrôles systématiques sont effectués par les Services Vétérinaires pour vérifier la bonne application de la réglementation. Les animaux, identifiés individuellement, sont tous inspectés dès leur arrivée à l'abattoir puis à chaque stade de la transformation (carcasses, découpe …), ainsi que la maîtrise de la chaîne du froid et de l'hygiène.
Cependant, si toutes ces étapes sont rigoureusement contrôlées, le consommateur doit, lui aussi, respecter quelques règles simples d'hygiène : il est le dernier maillon de la chaîne alimentaire et doit poursuivre jusqu'à la cuisine, les efforts menés en amont par les professionnels de la viande.
Le "veau aux hormones" existe-t-il toujours ?
L'utilisation de substances à action anabolisante (comme les hormones) est interdite par la législation.
Le respect de la réglementation est surveillé par les services officiels et leurs laboratoires, qui contrôlent l’absence de substances interdites sur des prélèvements de poils, d'urine ou de viande.
Les éleveurs sont favorables à ces contrôles qui garantissent aux consommateurs le respect des normes de production et la mise en marché de produits sains et contrôlés. |